samedi 19 novembre 2011

Abstracts/Résumés pour Session 5: 8h45-11h le 2 décembre

ABSTRACTS / RESUMES pour Session 5:
Vendredi le 2 décembre 2011 :
matinée/ TGV de Mulhouse à Dijon

Vendredi 2 décembre 2011:
Let's Slow Down: We Are Already Late.

8h-8h45: rdv dans le Hall de la Gare à Mulhouse

9h: Départ Mulhouse Gare Centrale (il est fortement recommandé à tous les voyageurs d'être dans le Hall de la Gare à 8h45 au plus tard ! Kein Verspätung!)

Wagon n°1
9h10
Jean-Pierre Martin: lectures  Les liaisons ferroviaires (Champ Vallon, 2011)
Ici ou là dans le TGV qui oscillera entre Mulhouse et Dijon, Jean-Pierre Martin, auteur des Liaisons ferroviaires (Champ Vallon, 2011) lira des extraits de son dernier roman en  compagnie de Zoé Agez-Lhor et d'Anna Pabst comme un leitmotiv entre les deux wagons.

9h30
Stephanie SCHWERTER (EHESS/MSH, Paris)
Entre est et ouest, présent et futur, deux voyages transsibériens.
Résumé/Abstract:
Depuis son existence, le Transsibérien n’a pas cessé à donner lieu a des rêveries. Maints auteurs l’ont pris comme sujet de leurs récits et romans. Le poème « La prose du transsibérien et la petite Jeahnne de France » de Blaise Cendrars est l’une des illustrations les plus connues d’un voyage entre l’Est et l’Ouest. Entreprise au début du xxe siècle, cette longue promenade en train était l’expression du progrès technologique. Le transsibérien permettait aux gens de traverser la Russie, le plus grand pays d’un monde, en peu de temps. Cette accélération du mouvement représentait une grande liberté. Cependant, quatre-vingt dix ans plus tard, le transsibérien n’était plus vénéré comme moyen de transport rapide. Dans son récit Reisen im Rückwärtsgang (Voyager en marche arrière), l’auteur allemand Kurt Drawert le décrit comme escargot rampant à travers la Sibérie. Voyager en marche arrière se lit comme une réponse moderne donnée au poème français. Tandis que les voyageurs décrits par Cendrars se trouvent enivrés par la vitesse de leur déplacement, les passagers à bord du train de Drawert ont choisi le Transsibérien comme moyen de transport alternatif qui rend une décélération du temps possible. Le ralentissement artificiel du temps permet aux voyageurs d’entreprendre un voyage intérieur donnant lieu à des réflexions sur le sens de l’existence. D’après Drawert, les passagers se rendent ainsi dans leur propre passé pour y retrouver l’humanité disparue dans la vie moderne. Les deux œuvres littéraires explorent de différentes manières les concepts contraires, de l’accélération et de la décélération, tout en créant un lien entre les notions de l’espace et du temps.

9h50
HOCHBRUCK, Freiburg
The U.S. Stage as Station and Track in the 19th century (Trains and American Drama)
Résumé/Abstract:
From ca. 1860 through the 1910s, American stagehands and architects had their hands full – the boom in railroad building and railroad engineering effected an increasing demand for plays that also included gallant engineers, brave firemen – and trains. Attempts to incorporate trains on stages ranged from cardboard-and-canvas contraptions via foldable engines and wagons to whole trains running through provisional theatres near the roundhouses.
Unfortunately, most of the spectacular plays of the period are either lost completely, or have never been edited for a wider audience. This paper will include a look at some of the survivors:
Charles Bolton, The Engineer (1863)
Scott Marble, The Great Train Robbery. An Original Drama, in 4 Acts (1896)
Ramsay Morris, The Ninety and Nine (1899)
Elmer E. Vance, The Limited Mail (1890)
J. Lincoln Carter, The Fast Mail (1892)
J. Lincoln Carter, The Bride Special (1915)
The analysis of the sub-field of 'Railroad Drama' with its at least 50-plus plays between 1870 and 1915 will focus on their location in the history of American drama and the American stage, as well as on their importance for the place of railroad technology and the railroad industries in North America, with a passing glance at European trains - and stages.

10h10
Yves-Michel ERGAL, (Université de Strasbourg)
Le train de la folle jalousie (Dostoïevski, Tolstoï, Zola, Proust)
Résumé/Abstract:
« Fin novembre, un jour de dégel,  sur les neuf heures du matin, le train de Varsovie, filant à toute vapeur, approchait de Pétersbourg » : ainsi commence le roman de Dostoïevski, L’Idiot.
            Quelques années plus tard, Zola, dans la Bête humaine (1890), montre, de manière magistrale, l’irruption du train dans la littérature naturaliste, lié à la jalousie, à la folie et au crime. Dès lors, le train devient le lieu où se nouent des récits effrayants, rythmés par les secousses infernales des wagons sur les rails.
            Nous proposons, dans cette communication, de tenter de définir la place du train dans quelques œuvres romanesques, en particulier dans le roman de Proust : c’est dans le petit train de la côte normande que le Narrateur soupçonne Albertine d’aimer les femmes, et il en éprouve soudain une jalousie morbide.  Sans doute ici Proust s’est-il souvenu de L’idiot de Dostoïevski, de La Sonate à Kreutzer de Tolstoï, et au même moment, l’auteur de Sodome et Gomorrhe récrit le train effroyable de Zola.    
            Ne serait-il pas ainsi possible d’isoler une période littéraire du train qui irait de Zola à Proust, en passant par le roman russe, et de montrer que le train est le théâtre d’un huis-clos où domine le paysage intérieur de la folie jalouse ?

10h30: Discussion
 
Wagon n°2
9h10
Dorothée KIMMICH, (Universität Tübingen, Deutsches Seminar)
La philosophie des salles d’attente
Résumé/Abstract:
“Station to Station” is a project to focus on mobility, on motion, on acceleration. Modern people are often seen a semi-nomads, permanently moving from one location to the other. However using public transport we are all forced to wait. We are waiting in cold rooms at the station, in luxurious lounges at the airport and just in the street for a bus or a tram. Waiting people become similar: They are all stopped, forced to stand still. They are all “lost in translation”. Waiting rooms are “no-men´s- lands” in time.
Waiting seems to be a moment of losing time, but it bears also the chance to meet people, to read, to talk, to sleep, to slow down. From early German sociology  - for example Siegfried Kracauer – till recent films –  “Lost in Translation” from Sofia Coppola  - waiting rooms are a subject which challenges reflections on modernity and acceleration.  

9h30
NIEDOKOS, Lublin
The Railway in Search of Lost Time
Résumé/Abstract:
IN SEARCH OF LOST TIME – HOW RAILWAY INFRASTRUCTURE IN CENTRAL AND EASTERN EUROPE REVEALS THE FORGOTTEN WORLDS:
Unlike airport terminals with their sterile, almost uniform lounges with rows of plastic chairs,  check-in counters and enormous glass panes, oozing the atmosphere of impersonal functionality, railway lines and stations still harbour memories of the time past. At the time of their design and construction they were nor merely public facilities - they were statements about human ingenuity, progress as well as political manifestoes, setting the borders of countries and empires, expanding into new territories in the name of national or imperial pride. This is especially true of Central and Eastern Europe, where even today railway tracks crisscross not only space but also time. In the region where in the past two centuries borders were continually drawn and redrawn, countries and empires appeared and vanished, the railway lines and stations are living testimonies to the existence of Russian, Austrian, Prussian and Soviet empires, partition of Poland and then its re-emergence as an independent state with the vast Eastern Borderland, which Poland was to lose after World War II, with the population transferred to the former Eastern Germany and East Prussia. A transparent railway network map overlaid on the contemporary political map of the region will reveal a palimpsest of long gone political, economic, social and cultural connections between the “stations” of lost countries and empires. These now severed connections can be traced back on the sites of disused tracks of the standard gauge in Eastern Galicia, leading apparently nowhere, derelict stations and viaducts in East Prussia, cut off from their terminus, now in the Russian Kaliningrad district etc. The present paper is intended to uncover, with examples and illustrations, some of those lost worlds still hidden in the existing railway infrastructure.

9h50
Anna MADOEUF, (CITERES, Université de Tours)
Le crime de l'Orient Express : une fiction singulière
Résumé/Abstract:
Le crime de l'Orient-Express : intrigue singulière et train emblématique. Un dispositif mobile et « stabile »(1)
« If you want to express
That kind of gloom
You feel alone in a double room (…)
Waiting at the Station
For a near relation
Puff, Puff, Puff, Puff
The Istanbul Train… »
Chanson de cabaret in Orient-Express de Graham Greene
Le crime de l'Orient-Express (Murder on the Orient Express), le célébrissime roman policier écrit par Agatha Christie et publié en 1934 (2), emprunte son titre et son décor à ce train emblématique. Participant du mythe et s’en inspirant, cette fiction à succès a également en retour contribué à alimenter l’imaginaire autour de ce train (3).
L’histoire de l’Orient-Express, mis en place à la fin du XIXe siècle, est faite d’épisodes rocambolesques et épiques. La ligne et le train, parcourant diverses contrées et traversant des temporalités agitées seront saisis à maintes reprises par les aléas de la géopolitique. L’emblématique Orient-Express, train-d’union entre Occident et Orient, entre l’Europe et ses confins, est un fil tendu entre deux mondes. Cependant, dans ses représentations, il est presque toujours énoncé de manière univoque, dans le sens vers Istanbul, destination de l’Aller. Si, incontestablement, l’avènement du train à reconfiguré le monde de manière générale, celui-ci a également illustré les représentations de la construction du monde vu depuis l’Occident et a repoussé ou brouillé les contours de l’Orient exotique. L’Orient-Express a formalisé l’orientation d’une direction/relation depuis l’Europe, point de départ, origine, centre du monde, vers Istanbul, terminus du train, mais également seuil d’un autre ailleurs. L’Orient-Express a aussi retouché tant l’image que la géographie de Stamboul-Constantinople, désormais ville du bord de l’Europe. Ainsi, Pierre Loti déplorera l’afflux nouveau des touristes européens « vomis par l’Orient-Express » (4) à Stamboul.
A contrario, le roman d’Agatha Christie se construit et fonctionne à rebrousse sens puisque le départ des voyageurs se fait depuis Stamboul. La gare d’embarquement est celle de Constantinople ; le train accroche ses wagons, ceux-ci accueillent des personnages, le train et l’intrigue se mettent en route à l’unisson. La construction et le ressort sont classiques, ils s’établissent depuis un petit monde autocentré et exclusif, embarqué au travers d’un grand territoire comme invisibilisé, un décor faire-valoir.
En partance pour un voyage de trois jours à travers l’Europe, Hercule Poirot s‘installe
dans une voiture dont la plaque porte la mention « Constantinople – Trieste – Calais ». Dès lors, le     train va fonctionner comme une nasse saisissant des personnages de nationalités, conditions sociales, lieux de résidence, âges et destins divers. Enveloppant les passagers protagonistes, le train dissout le monde et ses tourmentes, le lieu est désormais le train, et réciproquement. Bien sûr, le train, ses wagons, ses compartiments et son restaurant, son mode de vie, ses conventions et son protocole sont aussi référencés selon des logiques d’appartenance sociale et de classe, qui ne sont pas ici suspendues, mais au contraire peut-être exacerbées par un espace contraint. Les employés apparaissent également comme des accessoires humains du train au service des passagers. Bien que l’agencement spatial d’un wagon soit d’une grande simplicité, le Crime de l’Orient-Express est pourtant un des seuls (sinon le seul ?) romans d’Agatha Christie assorti d’un plan : celui de la voiture qui est au cœur de l’action (5), présentant en détail la distribution des lieux de cet espace tubulaire.
Comme la mer Rouge s’écartant au passage des Hébreux, le paysage simultanément jaillit et se scinde de part et d’autre, à l’encontre du train en marche et le fuyant en un même mouvement. Ce paysage déroulant, fait de deux horizons symétriques et parallèles, est dénué d’épaisseur de sens, de signification politique ou sociétale. Il est le paysage fabriqué depuis le
train, celui d’un tracé, d’un parcours ; il génère une atmosphère ; le paysage passe et le temps fait de même. Quant aux gares, elles rythment les séquences, et suscitent les rituels codifiés d’embarquement de débarquement, mais en tant qu’objets obligés de la modernité et passages nécessaires, elles sont considérées de ce point de vue, comme des non lieux sans intérêt : « Alep. Rien de sensationnel à voir : quai interminable, mal éclairé, d’où montaient des altercations bruyantes en arabe » (6).
Quant au crime en question, il intervient assez tôt, quelque part et/ou quelque temps après Belgrade, dans une zone comme en apesanteur de cette « remontée » vers l’Europe de l’Ouest. Le train est arrêté, bloqué par la neige et tout alors se précipite. Pour mémoire, ce meurtre est singulier, car il est collectif, chacun des douze assaillants ayant porté un coup de poignard à la victime — Ratchett — endormie dans son compartiment. Tous ces êtres, bien que mus par la vengeance n’auraient certes pas pu commettre un tel acte en un espace autre, hors de ce train particulier, lui même hors du réel. Le train devient, au delà d’un contexte, un réceptacle, une circonstance, expliquant et justifiant la présence simultanée des personnages, provoquant et obligeant le forfait partagé. Là, personne ne pourra se dérober au projet prémédité ailleurs. C’est bien le train qui a permis l’accomplissement de l’acte tabou car il a paradoxalement, par l’enfermement, libéré chacun des passagers impliqués de ses contingences et impossibilités propres. Le train, quelque part hors des références liées à l’espace, au temps, aux lois et aux normes, a fait de la somme des chacun un groupe lié par un dessein, mais aussi un seul corps répondant à la pulsion criminelle, et faisant lui-même corps avec le train. De plus, ce crime sera impuni car Hercule Poirot à l’issue du voyage ne dénoncera pas les coupables — fait exceptionnel —, et fera comme si rien n’avait été élucidé, n’avait existé. L’Orient-Express sera aussi le déterminant de cette inhabituelle clémence, de la prescription du détective justicier, lui aussi en rupture avec sa morale et la raison d’être usuelle de son personnage, lui aussi peut-être sous l’influence du train…
Ce qui s’est passé dans ce train a-t-il vraiment existé ? La question peut sembler curieuse, mais le dénouement l’est tout autant. L’irréparable s’est bien produit, mais n’aura pas eu de conséquences. Une étrange intrigue certes, mais surtout des actes qui ne pouvaient se perpétrer et une histoire qui ne pouvait se tramer que dans un train, lieu d’équilibre et de déséquilibre entre deux mondes suspendus, deux pôles, celui de l’impulsion : la gare de Constantinople, et celui, magnétique, du terme du voyage, dont l’attraction est inexorable. Aussi, l’objet de cette contribution serait d’analyser le Crime de l’Orient-Express en tant qu’une illustration des spatialités particulières induites et générées par le train, et d’en analyser le dispositif de fixités et de mouvements couplés, un dispositif que l’on peut considérer comme à la fois mobile et « stabile ».
Notes :
(1) Un terme de Jacques Prévert, dans un poème hommage à Calder et à ses constructions de mobiles.
(2) L’édition de référence est ici celle du Livre de Poche, coll. Le Masque, Librairie des Champs-Elysées, 1934.
(3) Le roman a également été adapté au cinéma par Sidney Lumet en 1974.
(4) Pierre Loti, Fantôme d’Orient, éditions Phebus, 2010, p. 57.
(5) A gauche le couloir, à droite les compartiments avec les emplacements des couchettes (sont mentionnés les noms de leurs occupants), la localisation des cabinets de toilette et du siège de l’employé du train ; aux deux extrémités, les directions du wagon restaurant (en haut) et de la voiture de l’Athènes-Paris (en bas), plan p. 45.
(6) Une remarque au début du roman, lorsque Hercule Poirot rejoint Constantinople depuis Alep par le Taurus-Express, p.8.

10h10
Brendon WOCKE, (INTERZONES; Johannesburg)
Surveillance and Guilt on the Orient Express
Résumé/Abstract:
The Orient Express is perhaps the foremost example of travel luxury, a mythical movable feast which in its prime served princes and barons, celebrities and captains of industry: but this story of luxury and privilege is not the only story which the Orient Express has told. Acting at its peak as one of the primary rail connections between east and west, between Paris and Sophia, the Orient Express served as a symbolic bridge connecting the occident and near east carrying the mystique of its destination alongside its passengers. No wonder then that the Orient Express serves as the platform for some of the most celebrated stories of intrigue, from Agatha Christie’s Murder on the Orient Express (1934) to Graham Greene’s Stamboul Train (1932) and Hitchcock’s The Lady Vanishes. Exploiting the mystique of the Orient Express at the time of their creation, now integrated as part of the myth of the iconic train, the works (especially that of Hitchcock and Christie) are marked by their use of the express as a huis clos. Caught in the microcosm of the Orient Express, the boundaries between the characters begin to weaken, reflecting the underlying porosity of the train as an object which penetrates borders and boundaries; this infectious porosity of class and status is underlined by the manner in which, in all the works, the lives of the passengers become intertwined in the most unexpected manner. Faced with murder and intrigue the bonds between the characters grow ever stronger, the distances between them brought together by their journey.
While strangely intimate and unexpected relations and encounters are a general feature of (train) travel as conceptualized in interzonal terms, a certain interpretation of the particular relations typified in these works set on the Orient Express illustrates the degree to which the infectious porosity of the journey alters conceptions of victimhood and guilt. In analyzing the structure of the relations between the passengers in Murder on the Orient Express, Stamboul Train and The Lady Vanishes, it becomes evident that within the hypothetical space that they inhabit, where rules and laws, space, time and memory become skewed – the concept of victimhood and of guilt become porous to the degree that one could say that, within the space constituted by these works, one bleeds into the other. On the Orient Express there are no victims, or all are victims. On the Orient Express, there are no guilty parties, or all are guilty parties.
Murder on the Orient Express is undoubtedly the prime example of this tendency, where, in the final plot as revealed by Hercule Poirot, each of the passengers is seen to have had a hand (literally) in the murder of the Samuel Ratchett, posthumously identified as the notorious kidnapper Cassetti. United by their desire to revenge the kidnapping and subsequent murder of Daisy Armstrong by Cassetti some years prior, the passengers are henceforth bound not only by their combined effort, but in a highly Bataillian sense, by a murder commonly committed. The interesting group dynamics that arise out of this situation of revenge, and accentuated by the setting of the Orient Express are neatly illustrated when Hercule Poirot, engaged to uncover the mystery says “it is not necessary that he should be killed on the Orient Express.” Poirot of course misses the point, the murder takes place precisely in an “interzone” or “nonspace” between the rule of law (as the train penetrates borders and traverses east to west), it also takes place in a zone which lies between guilt and culpability, as all the guilty are ultimately previous victims, and the victim is ultimately guilty. Finally of course, the plot succeeds, and the passengers are permitted their liberty by Poirot, who having interpreted the visions of the virtual “panopticon” of the train arrives at the correct conclusions.
This paper proposes to explore the manner in which the themes, laid out quite explicitly in the context of Murder on the Orient Express, nevertheless find themselves expressed directly in a broader context including Stamboul Train and The Lady Vanishes, and indirectly through further works which draw on the themes outlined in these works. These themes include the virtual “panopticon” of the train, the huis clos in which each passenger is implicated in the surveillance of the others, and where one can never be sure who precisely is watching or listening; and the porosity of boundaries between people – the strange relationships and bonds which are formed, reignited or uncovered in the course of a journey.

10h30: Discussion 

+++
Arrivée à Dijon Gare Centrale
11h02: Arrivée
11h30: Brasserie « L'Imprimerie Concorde », à Dijon
            Déjeuner et lectures par J-P Martin (voir ci-dessus)

Abstracts/Résumés pour Session 6: 14h45-16h le 2 décembre

ABSTRACTS / RESUMES pour Session 6:
Vendredi le 2 décembre 2011 :
après-midi/ retour en TGV de Dijon

14h46: Départ, Gare Centrale de Dijon
Wagon n°1

14h50
Maxime LEROY, (UHA/Ille, Mulhouse)
Dickens's railway signals & paratextual signs.
Résumé/Abstract:
In 1866 Charles Dickens published Mugby Junction, a collection of short stories on the eponymous railway station. In 1908 a reader of The Dickensian sent a letter to the editor of the review, published in volume 3 of that year, pointing at a mistake made by Dickens on light signals. Another Dickens and railway enthusiast responded in volume 4 of the same year.
In 1946-47 a similar debate took place in the columns of the scholarly journal Notes and Queries, this time about Our Mutual Friend (1864). Again Dickens was found guilty of making mistakes about railway signals and again letters and replies were published.
Is picking Dickens on such technicalities a case of interpretative derailment? What does this type of preoccupation with reality mean about ethics and aesthetics? The opposition between “visual description” and “functional description” proposed by one of the 1946-47 contributors could be explored in the light of Auerbach’s Mimesis, which had just come out in 1946.
The paper will further explore how paratextual elements functioning as ‘signs’ (Peirce) change our reception of the works, particularly the ‘The Signal-Man’, one of the Mugby Junction stories:
-         The Clayton tunnel accident (25 August 1861) on which Dickens based ‘The Signal-man’
-         The Staplehurst rail crash (9 June 1865) of which Dickens was one of the survivors as he was coming back from France with the manuscript of Our Mutual Friend, and its representations in the illustrated press (Dickens succouring the victims)
-         The postscript to Our Mutual Friend
Performance: in the Mugby Junction stories, Dickens uses a syntax mimicking the moves, stops, etc. of trains. To illustrate this, I propose to recite a page, as unassuming homage to Dickens’s own actor’s talents in his public readings.

15h20
Gilles POLIZZI, (UHA/Ille, Mulhouse)
L'entre-deux gares: poétique du tiers-paysage selon Gille Clément
Résumé/Abstract:
Plutôt qu'un espace, "l'entre deux gares" est un temps, celui du flottement et de l'altération du sujet réduit à la condition quasi-existentielle de passager. Réciproquement, sous l'angle du paysage, le no-man's land découpé par l'infrastructure dans la trame du territoire se peuple de fabriques et de motifs  aléatoires répertoriés par le paysagiste Gilles Clément, théoricien de ces non-lieux dans lesquels il voit l'avenir du paysage. La coïncidence du vide du sujet et du non-sens de l'objet peuple le Tiers-paysage de signes qui par projection se conjuguent selon des modes narratifs à la fois anciens (arcadie, épopée, allégorie)  et nouveaux (ce sont les linéaments expressifs du "land art"). On propose d'en étudier le fonctionnement sur un modèle rhétorique (synecdoque, métonymie, hypallage) en commentant du point de vue du concept forgé par Gilles Clément des notations descriptives prises  à l'occasion de divers parcours ferroviaires.


Wagon n°2

14h50
Jocelyn DUPONT, (Université de Perpignan)
De l’interZone à l’intertexte : le voyage au bout de la nuit de Mathias Énard
Résumé/Abstract:
Dans Zone (2008), le romancier français Mathias Enard, bringuebalé par les cahots d’un train fonçant dans la nuit italienne, s’élance dans une épopée contemporaine aussi monstrueuse que magistrale. L’aède n’a pourtant nul exploit héroïque à conter tandis que l’espace méditerranéen qu’il parcourt, jalonné de traumatismes, est celui de l’éternel retour de la guerre et de la destruction. L’objet de cette communication est de saisir la manière dont, à partir de la ténébreuse nébuleuse historique qui enveloppe ce récit, se déploie un contre-espace littéraire, locus d’une possible rédemption éthique. Par un acte d’écriture au travers duquel sourd la tentation de la démesure, Mathias Enard semble suggérer la possibilité d’une issue à la douleur de l’histoire par la littérature. Et si au cœur des ténèbres gisait autre chose que la seule horreur ? C’est notamment à partir du séminal Heart of Darkness de Joseph Conrad, autre récit de voyage catastrophique, que nous nous intéresserons à l’écheveau intertextuel afin d’en saisir certaines modalités de fonctionnement discursif et poétique. La topographie singulière de l’espace du train, dupliquée dans la linéarité syntaxique implacable du roman, alliée à la myriade des intertextes qui s’y raccrochent, participe pleinement de cette entreprise de salut littéraire qui, bien loin du simple jeu d’érudition ou de manipulation postmoderne, laisse entr’apercevoir une fin à la traversée du tunnel de l’Histoire.

15h20
KERDILES, Mulhouse
Grammatical Wagons
Résumé/Abstract:
Dans ce projet pour Station to Station, il s’agit de présenter des opérateurs de la langue anglaise – par exemple à l'opposition 'nearly' et 'almost' - dans le cadre d'une "grammaire de l'espace" en utilisant des 'travelling concepts' ("concepts nomades"), tels que le cheminement, le parcours, les arrêts, les destinations, les changements d'orientation etc. Le tout sous forme d'une mise en scène de style "expression corporelle". Ainsi, l'exposé et la performance ne ferait qu'un.
                                           
15.56: Arrivée à Mulhouse, Gare Centrale

(la prochaine séance se déroulera au SIM—5 min de la gare à pied)

mardi 8 novembre 2011

Abstracts/Résumés pour session 7: le 2 déc de 16h à 19h

ABSTRACTS / RESUMES pour Session 7:
Vendredi le 2 décembre 2011 : fin d’après-midi

16h15 :
rdv à la Société Industrielle de Mulhouse
10 rue de la Bourse
(à 2 minutes de la Gare)

16h35
Éric LYSØE, (Clermont Ferrand II)
Trains d’atomes et de lenteur. Johan Daine et André Delvaux
Résumé/Abstract:
Il suffit de songer à certaines scènes de « La Toison d’or » de Gautier pour s’en convaincre : lors de son entrée sur la scène littéraire, le train s’impose aux yeux des auteurs romantiques comme un moyen de locomotion dont l’extrême rapidité contribue à atomiser l’espace. Et c’est ce sentiment de rapidité qu’on retrouve encore chez Verlaine ou chez les peintres impressionnistes. Emblème du progrès – dans ce que celui-ci peut avoir de plus inquiétant –, le train procède néanmoins d’une double nature qui lui permet également d’entraîner dans de curieux voyages à rebours au terme desquels le héros moderne retourne aux origines de la culture (« Arria Marcella »). Le chemin de fer conjoint de la sorte deux visions contradictoires du temps (progressiste et circulaire) et avec elles deux dynamiques (centrifuges et centripètes) qui interrogent profondément les représentations que donnent d’elles-mêmes les sociétés industrielles. Il est donc particulièrement intéressant de voir émerger au sortir de la seconde guerre mondiale l’image du train de la lenteur – « De trein der traagheid » –, longue nouvelle de Johan Daisne connue en France sous le titre « Un soir, un train » (1950). Car le processus d’atomisation y trouve une signification inouïe : celle que lui ont donnée, à Hiroshima et Nagasaki, les événements des 6 et 9 août 1945. La zone intermédiaire à laquelle les trains, adjuvants des puissances des enfers pratiquement depuis l’origine (Gautier, Dickens), finissent toujours par conduire, se découvre ainsi une dimension inattendue : elle devient le lieu aboli, celui de la Catastrophe – image prégnante de la nouvelle de Daisne que le film qu’André Delvaux réinterprète de façon radicale comme la représentation d’une nation atomisée : la Belgique.

17h00
DELAGE-TORIEL, (Strasbourg)
The Romance of the Railroad in Nabokov’s Fictional Worlds
Résumé/Abstract:
            In his autobiography, Speak, Memory, Vladimir Nabokov muses over « the phylogenetic aspects of the passion male children have for things on wheels, particularly railway trains ». He relates this passion to the growing child’s desire to « out-Nature Nature by filling a minimum stretch of time with a maximum of spatial enjoyment », and to the « spiritual pleasure derivable from the possibilities of outtugging and outrunning gravity, of overcoming or re-enacting the earth’s pull ». Nabokov’s fascination for trains spanned his entire life from the age of four, when he first remembers travelling by night on the « great and glamorous Nord-Express » that took his family from St. Petersburg to Paris, before they carried on south via the Mediterranean Train de Luxe to the French Riviera or to Biarritz. Fifty years later, as an exile in America, Nabokov was still sensitive to the special charm afforded by train trips from East to West Coasts, as proven by the colourful epistolary accounts he would send to his wife.
            It is no wonder, then, that trains, stations and railways hold pride of place in many of his works (Mary, King Queen Knave, Glory, Pnin, Speak, Memory, Ada, Transparent Things, as well as his lecture on Anna Karenin), offering not only interesting vistas into the characters’ perceptions of their station in the world, but also acting as powerful motors for the plots of these narratives. Let us cite but one example, the opening sentence of Pnin : « The elderly passenger sitting on the north-window side of that inexorably moving railway coach, next to an empty seat and facing two empty ones, was none other than Professor Timofey Pnin ». From the very first, the inexorability of the character’s fictional fate, traced by the rails of the narrative, is cleverly conveyed by the image of the train’s fateful course. By the end of the incipit, we learn that Pnin is on the wrong train, and this first misadventure sets the tone for the whole course of the novel. Indeed, by presenting his hero as a person on the move, and having no idea where he is headed for, Nabokov gives us a nutshell image of this exiled misfit, whose only means of escape, by the end of the novel, will be to swerve out of the novel at the wheel of a little sedan.
In this paper, I shall explore the various ways in which trains become vehicles for Nabokov’s reflexion on fate and opportunities for his creative urge to impel novel modes of station in time and space.


17h30
Astrid STARCK-ADLER,
(Professeur de Yiddish, ILLE, UHA, Mulhouse)
Des gens bizarres dans les trains et dans les gares : Voyage à travers l’espace et le temps avec Sholem Aleykhem, Dovid Bergelson (1884-1952) et Paul Delvaux (1897-1994)
Résumé/Abstract:
« Il y a des gens bizarres
Dans les trains et dans les gares »
--Edith Piaf, Paris-Méditerranée
Dans ses Contes ferroviaires, Sholem Aleykhem met en scène  avec beaucoup d’humour des personnages hauts en couleur, engagés dans des discussions animées et des péripéties rocambolesques. C’est tout un monde qui défile au gré des voyages et des incidents de parcours, un monde où le train rythme l’action et la narration. Toute différente est l’approche de Dovid Bergelson dans sa nouvelle intitulée Autour de la gare. Ce point fixe, sans nom, abolit l’espace et le temps. On est au cœur de la mélancolie et de la pétrification. Lieu de passage, de déreliction et de solitude, des êtres en mal de vivre qui mènent une existence stagnante, y gravitent sans but. Le tableau qui s’en dégage est celui de la perte d’orientation et d’une pérégrination qui fait penser à Sysiphe roulant son rocher.  Face à ses textes de la littérature yiddish, il nous a semblé intéressant d’évoquer le peintre Paul Delvaux avec ses gares qui concentrent en elles l’insolite, l’immobilité, l’inconnu. Des personnages de dos, énigmatiques, des nus antiques dans des poses hiératiques peuplent les trains et les gares, où l’on ne sait d’où l’on vient et où l’on semble n’aller nulle part. Les trois auteurs ont en commun que chacun, à sa manière, confronté à cette „merveilleuse“ invention qu’est la vitesse, n’a de cesse d’y mettre un frein.


18h00
Christopher VASANTKUMAR
(Assistant Professor of Asian Studies and Anthropology
Hamilton College, Clinton, NY)
Socialities of the Vestibule : Smoking in the Interzone.
Résumé/Abstract:
My proposal takes the form of a dual inquiry into the vestibule, the space that simultaneously bounds and connects the railway carriage. On the one hand I am interested broadly in the impact of the introduction of “vestibuled trains” beginning with the efforts of the Pullman Company in the 1870s US on both perceptions of entrained space and of the effects of the diffusion of “the American car” on the global spaces of railroad technology. On the other hand, I am interested more particularly in the sociality of the vestibule in contemporary China, specifically with regard to gendered practices of tobacco use and conversation. In my presentation I attempt to hold together these two aspects of the vestibule as interzone (as both between and as connection) to track distinct but perhaps related modes of organizing the spaces of entrained movement. Thinking about the transition from bounded, compartmentalized carriages to “fully vestibuled” limiteds in which the entire train acts “as one car” marks a transition from enclosed to democratized space. By contrast the zoning of certain practices (smoking chief among them) for the interzones of the train can be seen as move back toward hierarchically organized spaces of movement. Yet pushing smokers to the fringes also cultivates a certain kind of marginal, squatters’ sociality which can often be productive of conversations across boundaries of race, class, nation and culture. Finally, I want to use this bringing together of Euroamerican history and contemporary Chinese practice to begin to assess whether or not the railroad and its attendant spaces and socialities are in fact, “eminently European (?) or Occidental phenomena.”
 
19h00 Clôture : TERMINUS !
Remerciements, final words, farewells and email exchanges!

Programme Finale en version jpegs





jeudi 20 octobre 2011

PROGRAMME Station to Station: les 1 et 2 décembre 2011

PROGRAMME FINALE:
Station to Station:
Colloque international et nomade
1 et 2 décembre 2011 –

Colloque organisé par 
 Didier GIRARD, Frédérique TOUDOIRE-SURLAPIERRE et Jennifer K. DICK  
avec les centres de recherches ILLE,  CRESAT (UHA, Mulhouse)
et le doctorat international Cultural Studies in Literary Interzones (coord. Bergame, Italie).

Jeudi 1er décembre 2011:
Société Industrielle de Mulhouse, 10 rue de la Bourse
(à 2 minutes de la Gare ou tram « République »)

9h: Ouverture du colloque!
Allocutions de M Luc GAILLET, Président de la Société Industrielle de Mulhouse, M Alain BRILLARD, Président de l'Université de Haute Alsace, M Didier GIRARD, Professeur et coordinateur du doctorat international Erasmus Mundus "Interzones", M Peter SCHNYDER et Mme Frédérique TOUDOIRE SURLAPIERRE, Directeur et co-directrice d'I.L.L.E, M Nicolas STOTSKOPF, Directeur du CRESAT & Professeur d'Histoire Contemporaine.

9h40
DESMICHEL, Clermont Ferrand
Les gares frontières: paysages réels et idéels

10h00
MUSEKAMP, Viadrina
The Royal Prussian Eastern Railroad and its Impact on urban and rural landscapes

10h20
TAVERNE, Mulhouse
La locomotion comme vecteur de démocratisation au 19ème siècle

10h40
Discussion

11h00
FEDEROVA, St Petersburg
Creating the border of communication spaces: the Chinese Eastern Railway.

11h20
BHADURI / MALHOTRA, New Delhi
Taking the Post-colonial Train

11h45
Discussion


12h00 : Déjeuner « Au vieux Mulhouse », place de la Réunion, Mulhouse.


14h30: Accueil: Loco_motions
Société Industrielle de Mulhouse, 10 rue de la Bourse

14h35
CASES, Nïmes
Topographic and cultural margins: the station as interzone in Patrick Keiller's cinema
15h00
BORLIZZI, Diso
Trains immobiles et voies de garage au cinéma.

15h30
LEBOLD, Strasbourg
Rock & Roll Mystery Trains : Dramaturgie de la vélocité et Iconicités du transit.

16h00
ZACHARIAS, São Paulo
Le train de John Cage, une situation à la dérive?

16h30 Discussion

17h00
GIBOUX, Bordeaux
Le petit train: Büll, Levi, Hrabal

17h30
VALTAT, Montpellier
Vision to Vision: Expériences visionnaires du ferroviaire

Exposition et cocktail dinatoire (sur place): traiteur Jean-Luc Ritzenthaler

Vendredi 2 décembre 2011:
Let's Slow Down: We Are Already Late.

9h: Départ Mulhouse Gare Centrale (il est fortement recommandé à tous les voyageurs d'être dans le Hall de la Gare à 8h45 au plus tard ! Kein Verspätung!)

Wagon n°1

9h10
J.P. Martin: lectures  Les liaisons ferroviaires (Champ Vallon, 2011)

Ici ou là dans le TGV qui oscillera entre Mulhouse et Dijon, Jean-Pierre Martin, auteur des Liaisons ferroviaires (Champ Vallon, 2011) lira des extraits de son dernier roman en  compagnie de Zoé Agez-Lhor et d'Anna Pabst comme un leitmotiv entre les deux wagons.

9h30
SCHWERTER, Paris
Entre est et ouest, présent et futur, deux voyages transsibériens.

9h50
HOCHBRUK, Freiburg
The U.S. Stage as Station and Track in the 19th century

10h10
ERGAL, Strasbourg
Le train de la folle jalousie

10h30: Discussion
 
Wagon n°2

9h10
KIMMICH, Tübingen
La philosophie des salles d’attente

9h30
NIEDOKOS, Lublin
The Railway in Search of Lost Time

9h50
MADOEUF, Tours
Le crime de l'Orient Express : une fiction singulière

10h10
WOCKE, Johannesburg
Surveillance and Guilt in the Orient Express

10h30: Discussion 

11h02: Arrivée à Dijon Gare Centrale

11h30: Brasserie « L'Imprimerie Concorde », à Dijon
            Déjeuner et lectures par J-P Martin (voir ci-dessus)

14h46: Re-Départ, Gare Centrale de Dijon

Wagon n°1

14h50
LEROY, Mulhouse
Dickens's railway signals & paratextual signs.

15h20
POLIZZI, Mulhouse
L'entre-deux gares: poétique du tiers-paysage selon G. Clément


Wagon n°2

14h50
DUPONT, Perpignan
De l’interZone à l’intertexte : le voy-age au bout de la nuit de M. Énard

15h20
KERDILES, Mulhouse
Grammatical Wagons


15.56: Arrivée à Mulhouse, Gare Centrale

16h15 : Société Industrielle de Mulhouse, 10 rue de la Bourse (à 2 minutes de la Gare)

16h35
LYSOE, Clermont Ferrand
Trains à petite vitesse. Johan Daine et André Delvaux

17h00
DELAGE-TORIEL, Strasbourg
Nabokov's Romance of the Railroad

17h30
STARCK, Mulhouse
Des gens bizarres dans les trains et dans les gares

18h00
VASANTKUMAR, Clinton NY
Socialities of the Vestibule : Smoking in the Interzone.
 
19h00 Clôture : TERMINUS !Remerciements, final words, farewells and email exchanges!